Un monde, un seul, pour demeure

Sociétés et figures humaines dans les collections des FRAC de Nouvelle-Aquitaine

« La sélection d’œuvres issue des riches collections du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, du Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine Limousin et du Frac Poitou-Charentes invite à poser un regard sur les images que les artistes d’aujourd’hui nous renvoient de nos sociétés et de nos contemporains. Réaliste et lucide, souvent critique, parfois drôle ou poétique, le travail des artistes est comme un miroir qui nous est tendu pour (re-)découvrir, contempler ou réfléchir sur ce monde que nous habitons et que nous façonnons chaque jour. L’exposition est composée de quatre ensembles thématiques qui s’interpénètrent : sociétés globalisées, natures habitées, figures humaines et portraits.

Les peintures, les sculptures, les photographies, les vidéos et les installations présentées montrent, chacune à sa manière, des fragments de notre société de consommation et de communication qui, s’appuyant sur une technologie performante et vertigineuse, influence nos comportements individuels et collectifs, transforme notre environnement et s’étend désormais à la planète toute entière, qui reste notre seule demeure.

Sociétés globalisées

La publicité et les objets de consommation, l’architecture et l’urbanisme, mais aussi les instruments de communication que nous utilisons échafaudent notre rapport au monde, tout comme la politique et ses symboles.

Avec leur langage visuel et plastique, les artistes traduisent ces rapports de manière poétique, ironique et humoristique, ou parfois uniquement sur le mode du constat ou du témoignage.

Leurs œuvres nous renvoient l’image d’un monde contradictoire, conflictuel et désenchanté : alors que chaque être humain cherche à atteindre le bonheur individuel que le discours officiel promet, le résultat collectif laisse peu de place au silence, à la beauté et à la joie.

Natures habitées

Si la Renaissance avait découvert la nature comme objet d’observation et d’étude scientifique, si elle était un objet de contemplation empreint de nostalgie (à l’époque où l’industrialisation avait commencé à transformer les paysages traditionnels) pour le Romantisme, les artistes contemporains la montrent souvent soumise à l’exploitation humaine ou comme décor désincarné de vies déracinées.

Les liens ancestraux qui liaient l’homme au paysage semblent perdus : les fruits qu’il récolte de sa maîtrise absolue sont amers, il laisse derrière lui des lieux sans âme, et lorsqu’il y cherche encore du mystère, celui-ci semble artificiel.

Figures humaines

L’extension des villes, les outils technologiques et la généralisation des modes de vie globalisés ont profondément transformé les comportements humains et les relations entre les individus.

Dans ce monde où les informations circulent à grande vitesse et où les possibilités de modeler sa propre existence semblent illimitées, les malentendus, les conflits et la solitude n’ont pas diminué.

À la liberté d’expression sur des sujets longtemps réprimés ou occultés, comme les drogues ou l’homosexualité, s’ajoute celle de pouvoir transformer son propre corps, et pourtant les individus échappent de moins en moins au conditionnement induit par la société, et aux contraintes qu’elle impose.

 Portraits

Les portraits rassemblés dans l’exposition montrent des personnes de différentes couches sociales, souvent dans leur cadre de vie, évoquant les multiples destinées de nos contemporains.

Aristocrates et paysans, employés et ouvriers, personnalités connues ou passants anonymes, riches et pauvres forment partout des sociétés disparates, et dont les composantes ne partagent pas grand-chose si ce n’est l’appartenance à un même genre humain destiné à vivre sur la même planète, notre seule demeure à tous. »

Enrico Lunghi, commissaire

Château de Biron
Lieu d’art contemporain
Horaires d'ouverture
Du 13 juillet au 30 août : 10h30-19h30
Du 31 août au 3 novembre : 10h30-13h et 14h-18h
Du 4 novembre au 1 décembre (fermeture le lundi ): 10h30-12h30 et 14h-17h

Tarifs du château + exposition
Individuels adultes 8,60€ enfants 5,80€
Scolaires plus de 12 ans 6,90€ jusqu’à 12 ans 3,50€
Réservez vos billet en ligne sur www.semitour.com Tél 05 53 63 13 39
Journées européennes du patrimoine, 14 et 15 septembre 2019

« Il est une fois dans l’Ouest »

La première exposition du Frac à la MÉCA, en invitant une pléiade d’artistes et de commissaires, se veut originale et ancrée en Nouvelle-Aquitaine : un manifeste en quelque sorte. Si son titre rappelle un western bien connu, son propos est de raconter une histoire qui se conjugue au présent, temps des quêtes et des expériences, celles d’une scène artistique foisonnante, située dans l’Ouest de la France.

Un casting pas comme les autres
« Il est une fois dans l’Ouest » rassemble plus d’une centaine d’artistes, de Martial Raysse à Charles Fréger, en passant par Pascal Convert, Brice Dellsperger ou Géraldine Kosiak, jusqu’à des « découvertes » comme Alice Raymond ou Deborah Bowmann ; des commissaires (Irwin Marchal, Thierry Saumier), et ceux qui trouvent là l’occasion de présenter des œuvres produites dans des lieux de résidence (Julie Laymond au Pays basque, l’équipe du CIAP île de Vassivière) ou un centre d’art (Sophie Brossais à Thouars) ; d’autres personnalités encore nous dévoilent des pépites issues de collections ancrées dans la région, une artothèque (celle de Pessac), une fondation privée à Saint-Émilion, un musée des beaux-arts (celui de Libourne), ou d’art contemporain comme le CAPC…

Sur les routes
C’est aussi l’occasion pour le Frac de lever le voile sur des projets inédits qui ont en commun une marque de fabrique : concevoir à plusieurs. À l’instar du Pôle innovation & création encourageant des dynamiques collaboratives entre artistes et entreprises néo-aquitaines (une première dans l’histoire des Frac) illustrées par l’œuvre La Grande Traversée associant l’artiste Alice Raymond avec l’entreprise T2i qui réalise ici une prouesse technique.

Les deux dispositifs nomades de circulation des oeuvres de la collection : La Clé Duchamp pensé avec le Musée imaginé dévoilant les continuités et les ruptures entre histoire de l’art et art contemporain, et Le Mécano de la Régionale, équipement muséographique modulable qui s’adapte aux lieux et aux envies des partenaires régionaux, conçu avec Buy-Sellf, seront aussi dévoilés ici, avant de partir à l’aventure. Ils incarnent le rôle du Frac en tant que véhicule tout-terrain de l’art contemporain cherchant à aller partout et au devant de tous avec sa collection.

Au-delà des frontières
Cette histoire décrit une scène artistique connectée au reste du monde qui porte un regard au-delà des Pyrénées, en passant par le Pays basque pour aller vers le Sud, l’Espagne, jusqu’en Afrique (avec William Kentridge, Kendell Geers, Zanele Muholi…). Quant à Anne Dressen, commissaire et récente membre du comité technique d’achat du Frac, elle interroge une notion très actuelle et éminemment mondialisée, celle du « trans », en s’appuyant sur une sélection d’œuvres dont elle a favorisé l’acquisition.
« Il est une fois dans l’Ouest » raconte une histoire composite, volontairement fragmentaire, aux expressions variées, qui ne se résume pas à un sujet, mais préfère laisser s’exprimer les singularités. Elle met en lumière une mécanique en train de se faire, à l’œuvre en Nouvelle-Aquitaine, qui fait état d’expériences, de production et de propulsion, tournée vers les autres et vers d’autres horizons.

Inauguration de la MÉCA

Inauguration de la MÉCA
Vendredi 28 juin 2019 à partir de 18h, sur le parvis
Ouvert à tous

Par Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine,
Franck Riester, Ministre de la Culture,
Bjarke Ingels, architecte
En présence des présidents et directeurs d’ALCA, du Frac et de l’OARA

Et dévoilement de Un détail de Benoît Maire, 1% artistique du bâtiment

Suivie de la MÉCA Fiesta jusqu’à 2h
Avec la Fanfare The AmbrassadorsSan Salvador – DJ set Victor Coconut Festival –  KillAson – DJ set MoïMoï – Carte blanche Banzaï Lab (Yudimah – Smokey Joe and the Kids – Jean du Voyage – Noke)

Suivie de la MÉCA Fiesta
jusqu’à 1h30
Avec la Fanfare The AmbrassadorsSan Salvador – Coconut Music DJ set –  KillASon –  Collectif MoïMoï DJ set – Carte blanche Banzaï Lab (Yudimah –  Smokey Joe DJ sets – Jean du Voyage – Noke)

À cette occasion, un verre et un casse-croûte aquitain seront offerts.
L’inauguration se déroule sur le parvis de la MÉCA.

Ouverture de la MÉCA
Samedi 29 juin 2019 de 13h à 18h30
Entrée gratuite exceptionnelle des expositions du Frac

Le bâtiment et les expositions seront accessibles à compter du 29 juin 2019, aux horaires d’ouverture consultables en cliquant ici.

Programmation musicale

20h30 – 21h30
San Salvador
Polyphonie Occitane – Corrèze

San Salvador c’est un concert radical chanté à six voix, deux toms, douze mains et un tambourin. Alliant l’énergie et la poésie brute des musiques populaires à une orchestration savante, le concert est l’alchimie subtile d’harmonies vocales douces et hypnotiques sauvagement balayées par une rythmique implacable. Formation intégralement vocale, San Salvador, a entrepris depuis plusieurs années un travail de recherche artistique autour de la polyphonie. S’intéressant davantage à une forme de renouvellement (détournement) poétique des musiques traditionnelles et du monde, plus qu’à l’expression d’un « folklore authentique », d’un patrimoine soi-disant «sauvegardé», la musique du San Salvador saute, au contraire, de planètes en planètes.

21h30 – 22h00
Coconut Music Festival
 DJ set – Festival musiques actuelles – Saintes

Célébrer l’exotisme et la pop, le beau et le surprenant… Depuis ses débuts, Coconut Music s’aventure hors des sentiers
battus à la recherche de pépites sonores et d’artistes atypiques. Coconut Music Festival, Coconut Party ou soirées plus intimistes : pour charmer vos oreilles, l’association saintaise convie tropiques et palmiers tout au long de l’année.

22h00 – 23h00
KillASon
Rap Hip-Hop + beatmaker + danseur – Poitiers (ex Poitou-Charentes)

KillASon, alias Marcus Dossavi-Gourdot est un rappeur, danseur et compositeur âgé de 23 ans. Ses (hautes) influences : Dr Dre, Snoop Dog, Michael Jackson, Police et OutKast. Look flamboyant, clips post-apocalyptiques, graphismes futuristes. Le résultat, ce sont deux EP – The Rize en 2016 et STW1 en 2017 – qui développent un son entre rugosité, frénésie et mélodies obsédantes, encensés par la presse spécialisée, notamment étrangère, puisque KillASon rappe en anglais ! Pour la danse, il fait partie du groupe Wanted Posse et Undercover avec lequel il a auparavant remporté deux titres de champion de France. Cet artiste franco-béninois intègre à son univers une dimension visuelle singulière pour un rappeur français.

22h30 – 23h00
Collectif Moï Moï / Baleapop
Festival de musique et d’art contemporain– Saint Jean de Luz

Faire s’amuser, aimer, chanter et rêver les quelque 9 000 festivaliers, tel a été l’objectif du collectif Moï Moï, à l’origine de ce festival alternatif qui célèbre cette année sa 10ème et dernière édition. Les organisateurs à l’origine ont voulu redynamiser la ville culturellement parlant en cette fin d’août et « emmener les gens vers l’art contemporain et la musique dans un contexte ultra populaire ». Et défendre des valeurs plutôt claires : du love, de la musique et de l’art, en toute simplicité. Bienvenue au coeur de Baleapop.

23h30 – 01h30
Carte blanche Banzaï Lab
Label hip-hop électro – Bordeaux

Yudimah
hip hop

Accompagné depuis le début de l’année par Banzaï Lab mais aussi par la Pépinière du Krakatoa, cet auteur, compositeur, beatmaker et interprète délivre un rap aux messages clairs et conscients, avec un flow qu’il n’a pas à envier aux rappeurs américains.

Smokey Joe and the Kids
électro hip hop

C’est la deuxième moitié du duo Smokey Joe & The Kid. Ses sets sont surtout hip-hop, électro en passant par la drum’n’bass et le funk, le tout mixé avec des sonorités jazzy.

Jean du Voyage 
indian beats beatmaking La Rochelle

Avec ce nom de scène la musique de Jean du Voyage ne pouvait être que nomade et donc universelle. Beatmaker, turntablist et DJ titré (DMC, IDA, TKO) Jean est un musicien passionné qui trimballe ses platines et ses vinyles de scènes en clubs depuis 1998. Explorateur sonore éclectique, l’intérêt qu’il porte aux différentes cultures aiguise sa sensibilité aux rythmes et aux respirations de notre planète, inspire et influence sa musique. Les productions sont maîtrisées, précises et reflètent son insatiable curiosité

Noké
électro techno

C’est au début des années 2000, en explorant les bacs à disques de son père que NOKE a découvert les artistes qui marqueront son empreinte musicale. De Nuyorican Soûl à Mount Kimbie, en passant par des artistes plus contemporains tels que Nicolas Jaar et Superpoze, le producteur bordelais ne tari pas d’éloges envers les musiciens qui l’influencent. Mélange de mélodies numériques, au beat très droit et de textures plus organiques enregistrées dans la nature ou en milieux urbains, l’oeuvre de NOKE est unique. Dernier EP « Fields », sorti en 2018 sur le label bordelais « Banzaï Lab » !

 

 

Rencontre autour de l’édition Le Frac, toute une histoire !

Au cours de ce rendez-vous organisé dans le cadre de l’Escale du livre, l’auteure-artiste Géraldine Kosiak, en compagnie de Claire Jacquet, directrice du Frac, et de Marie-Pierre Tresbailes, chargée de la transmission au Frac de 1991 à 2018, partagera l’expérience singulière à laquelle elle s’est livrée en se plongeant dans la grande et petite histoire du Frac.
À l’heure où le Frac s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire en s’installant à la MÉCA, Le FRAC, toute une histoire ! 40 ans (ou presque) d’art contemporain en Nouvelle-Aquitaine, coédité avec les Éditions Cairn, donne à lire son aventure à travers une série de planches écrites et dessinées par Géraldine Kosiak complétées par les points de vue de Bernard Blistène, directeur du musée national d’art moderne ; Magali Nachtergael, critique d’art, maîtresse de conférence à l’Université Paris 13 ; Camille de Singly, historienne de l’art et enseignante à l’école des beaux-arts de Bordeaux ; Bernard de Montferrand, président du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA ; Claire Jacquet et Marie-Pierre Tresbailes.
Du temps des pionniers, au tout début des années 1980, jusqu’à aujourd’hui, le récit se déroule, nourri de rencontres, de découvertes, d’œuvres d’art, d’expositions et de collaborations menées sur le territoire avec les artistes et les partenaires culturels.

Rencontre organisée dans le cadre de l'Escale du livre, amphi 2 de l'IUT de journalisme.

Le Frac, toute une histoire !

À l’heure où le Frac se prépare à écrire une nouvelle page en s’installant à la MÉCA, il nous est apparu important de revenir sur son histoire. Fondée sur un partenariat exemplaire entre l’État et la Région, celle-ci est faite de rencontres artistiques, d’œuvres d’art, d’expositions, de collaborations menées sur le territoire (en Nouvelle-Aquitaine), en compagnie d’artistes et au contact de nombreux acteurs culturels. L’objectif ? Se présenter et décrire une histoire nourrie d’art et d’aventures humaines. Le Frac a imaginé un ouvrage à la croisée d’un catalogue, d’un livre d’artiste et d’un documentaire, illustré par l’artiste Géraldine Kosiak, coédité avec les éditions Cairn, qui rend compte de son évolution depuis sa création en 1982 jusqu’à son emménagement au sein de la MÉCA en juin 2019. En librairie début avril 2019.

Moments clés et péripéties
Ce livre, composé à la fois d’illustrations et de contributions extérieures, est conçu pour s’adresser à un large public. Le FRAC, toute une histoire ! 40 ans (ou presque) d’art contemporain en Nouvelle-Aquitaine, revient sur les étapes de son histoire et les péripéties liées à son activité, en partant de sa logique territoriale jusqu’aux défis de la démocratisation culturelle, en passant par les achats décisifs ou les projets qui ont fait date. Il évoque bien sûr les artistes qui ont marqués sa collection, les personnalités qui se sont investies pour déployer son action (commissaires, directeurs, membres des comités d’achat successifs…), ainsi que les réactions du public que cette collection nomade d’art contemporain n’a jamais laissé indifférent !

Mémoire vive
Pour donner une forme originale à l’ouvrage, Géraldine Kosiak a été invitée à réaliser une trentaine de planches écrites et illustrées pour synthétiser les temps forts du récit (suivant le modèle que lui a inspiré précédemment l’histoire de la famille Toyota au Japon – présente dans la collection) et Fanette Mellier en a assuré le graphisme. Marie-Pierre Tresbailes, chargée de la documentation du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA de 1991 à 2018, et
« mémoire vive » de l’institution, a joué un rôle central dans l’aventure : son témoignage a permis de reconstituer cette histoire d’une densité incroyable (du temps des pionniers jusqu’à nos jours). Celle-ci s’est livrée également à l’exercice d’un questionnaire légendaire – celui de Marcel Proust – pour rendre compte de son expérience de l’art en particulier, et de la vie en général. Puisque nous savons, depuis Robert Filliou, qu’ils ne font qu’un.

Le Frac vu par
Pour compléter cette publication, les textes de Bernard Blistène, (directeur du musée national d’art moderne), de Magali Nachtergael (critique d’art), de Camille de Singly (historienne de l’art), et de Claire Jacquet, directrice du Frac, apportent des éclairages complémentaires. Ils tentent d’analyser la constitution de ces fonds en région et leurs spécificités, l’axe photographie & arts visuels qui a fortement infléchi la collection du Frac dès l’origine et recouvre des questions de représentation (notamment celle de la figure de l’artiste) ; enfin les enjeux propres à une histoire de l’art « en train de s’écrire » à l’épreuve d’une circulation « tout terrain ».

 

 

 

À découvrir du 5 au 7 avril à l'Escale du livre à Bordeaux et en librairie.
Rencontre et lancement vendredi 5 avril à 17h30 dans le cadre de l’Escale du livre , IUT de journalisme, amphi 2. Entrée libre. En savoir +

 

Le Mécano de la Régionale

Le kit mobilier collaboratif du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA pour associer les acteurs du territoire régional à la diffusion de l'art contemporain pour tous et partout .

 

Plus léger qu’un musée mobile, Le Mécano de la Régionale est un équipement modulable et facile à manipuler qui s’adapte en toute harmonie aux lieux et aux envies des partenaires régionaux.

Une diffusion tout-terrain
Grâce à une itinérance facilitée et accompagnée d’un contenu artistique et de dispositifs de médiation, Le Mécano de la Régionale permet d’associer activement et de façon collaborative les acteurs du territoire afin de coconstruire des expositions à partir d’une sélection d’œuvres issues de la collection du Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA et ainsi amplifier les accès à la création contemporaine en Nouvelle-Aquitaine. Sa modularité s’exprime notamment par rapport aux lieux : de la salle d’attente d’un service de CHU au hall d’accueil d’un établissement scolaire ou social en passant par le secteur jeunesse d’une bibliothèque, Le Mécano de la Régionale s’adapte aux contextes pour montrer des œuvres d’art dans des conditions sécurisées et originales.

Un design tout en un
Conçu par Zebra3, le mobilier est formé de supports en métal sur équerre permettant d’accueillir des œuvres en 2D ainsi que des socles et pupitres pour les objets en 3D. Des assises invitent les publics à visionner confortablement des vidéos et à observer les œuvres. Des dispositifs de médiation sont intégrés afin de créer les conditions propices à la découverte artistique (ressources numériques, rencontre avec artistes, ateliers…).

En avant première à la MÉCA
Convaincu que la fréquentation de l’art et des œuvres permet non seulement d’éveiller la curiosité et l’imagination, mais également de développer et d’exprimer son esprit critique et ses points de vue, le Pôle des attentions de Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, à la croisée des œuvres, des artistes, des professionnels partenaires et des publics, initie tout au long de l’année des moments de partage et de coopération autour des œuvres de la collection. Le Mécano de la Régionale, par sa « prise en main » facilitée, permet d’élargir le champ des possibles en s’adressant à de nouveaux partenaires et à de nouveaux publics. L’Institut Régional du Travail Social à Bordeaux et l’artiste Guillaume Hilairet ont conçu la première exposition du Mécano de la Régionale qui sera présentée au sein de « Il est une fois dans l’Ouest », l’exposition inaugurale du Frac à la MÉCA, bâtiment financé par la Région Nouvelle-Aquitaine associée à l’État. Le Mécano de la Régionale circulera sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-Aquitaine dès 2020.

Le Mécano de la régionale reçoit le soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso.

Contact Félicie Legrand : chargée des projets champ social et handicap
tél : 05.56.13.25.62
publics@frac-aquitaine.net

Entre fleuve et rivière

« Entre fleuve et rivière » est un projet qui rassemble pour la première fois le travail photographique du québécois Charles-Frédérick Ouellet et du français Christophe Goussard, mis en dialogue par la commissaire d’exposition indépendante Émilie Flory. Tous trois sortent de leurs zones habituelles et individuelles pour travailler ensemble et mener un projet sur le Pays basque et la province de Québec, le long des fleuves Adour et Saint-Laurent.

Cette aventure est née de rencontres, d’amour pour les paysages et de curiosités réciproques. Au-delà d’un dialogue entre deux photographies qui se ressemblent, Entre fleuve et rivière est une inspiration commune, une envie d’explorer, des visions croisées sur deux pays, deux régions.
Il s’agit également de la valorisation de deux terres, le Pays basque et la province de Québec, à travers leurs regards posés sur les rives, les îles, les roches et sur les gens qui y vivent et y travaillent. Construit pendant 2 ans, cette résidence croisée donnera lieu à deux expositions en France et au Québec et à un ouvrage. L’exposition au DIDAM est le premier volet. Elle rassemble près de 60 photographies inédites. Le second volet sera présenté lors des Rencontres internationales de la photographique en Gaspésie en juin 2019.

Christophe Goussard, photographe français de Nouvelle-Aquitaine et Charles-Frédérick Ouellet, photographe de Québec ont donc pendant ces 2 années découvert le travail et territoire de l’autre. Avec une certaine poésie liée à l’Histoire et aux récits, le projet s’est construit aussi autour d’un temps commun aux abords des fleuves et des rivières. Ils ont affirmé leur démarche et leurs images en créant du lien entre ces terres. Les voyages, les rencontres et l’expérience de la route ont amené les deux artistes à faire glisser leurs objectifs, parfois sur les mêmes détails. Pour autant chacun a su conserver son univers et son langage esthétique. Un double regard sur une histoire commune à travers celle des basques exilés, un rapport à l’errance, à la quête, une continuité dans l’approche de la nature et des bords de l’eau sont présentés dans cette exposition.

Un livre éponyme est édité chez Filigranes. Il sera disponible pendant l’exposition au DIDAM. Les photographies de Charles-Frédérick Ouellet et Christophe Goussard sont associées dans l’ouvrage aux poèmes de l’auteure basque Itxaro Borda.

Véronique

Dans le cadre de leurs collaborations, les FRAC de Nouvelle-Aquitaine invitent Aurélien Mole, artiste et photographe spécialisé dans la documentation de l’art contemporain, à concevoir un cycle d’expositions à partir de leurs collections photographiques.

Pour cette première édition, présentée au FRAC Poitou-Charentes, site d’Angoulême, Aurélien Mole s’est associé à l’artiste Julien Carreyn dont l’œuvre, sensible à la temporalité des esthétiques, creuse le potentiel poétique et symbolique de ce genre artistique académique qu’est le nu. L’exposition qu’ils ont conçue ensemble, avec la complicité des équipes des trois FRAC, révèle l’attention particulière portée par les trois FRAC de Nouvelle-Aquitaine à une photographie « de photographes », en particulier au cours de la première décennie de la constitution de leurs collections alors que ce médium n’avait pas encore été largement investi par les artistes plasticiens. La cinquantaine d’œuvres  retenue procède ainsi d’une sélection délibérément subjective opérée par les artistes-commissaires selon une « coupe esthétique » à travers les collections orientée par la question suivante : « Quelles photographies aimerions-nous voir portées par un modèle nu dans la salle d’exposition ? ». Ainsi, outre les pièces issues des collections des trois FRAC présentées en un accrochage linéaire sur réglette soulignant la matérialité de ces objets, l’exposition présente des œuvres photographiques créées par Aurélien Mole et par Julien Carreyn au cours du montage.

Une publication, livre d’artistes bien plus que catalogue d’exposition, prolongera cette expérience artistique inédite avec des collections.

 

La prochaine exposition de ce cycle sera à découvrir du 29 juin au 9 novembre 2019 au sein de l’exposition « Il est une fois dans l’Ouest » au Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA dans les nouveaux espaces de la MÉCA. Aurélien Mole y livrera un nouveau regard avec la complicité du photographe Éric Tabuchi. Ce cycle d’expositions se poursuivra ensuite chez des partenaires à Orthez, Mérignac, Limoges, Niort… par des formats spécifiques.

FRAC Poitou-Charentes, site d’Angoulême
du mardi au samedi et chaque premier dimanche du mois
de 14h à 18h- entrée libre - fermé les 1er et 8 mai
Vernissage jeudi 7 février à 18h, entrée libre

Fermeture avant déménagement à la MÉCA

Le Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA est actuellement fermé au public afin de mener une action souterraine et invisible, mais non moins active à l’intérieur, pour préparer son arrivée au sein de la MÉCA, projet initié et financé par la Région Nouvelle-Aquitaine associée à l'État. Un tournant dans l'histoire du Frac.

Dans la perspective de son futur emménagement au sein de la MÉCA, le Frac doit se préparer à ce qui s’apparente à une « révolution », car il ne s’agit pas d’un simple changement d’adresse, mais bien d’un changement d’échelle (espaces de travail, projet, etc.). L’année 2018 sera celle de tous les chantiers de préparation ; ils sont nombreux, souvent nouveaux, et affectent tous les secteurs d’activités du Frac. Ils nécessitent que l’équipe soit entièrement dévolue à l’accompagnement de cette transformation, dont seules une préparation et une anticipation garantissent le bon achèvement.

La MÉCA , actuellement en cours de construction, est située près de la Gare Saint-Jean. Elle ouvrira ses portes le 28 juin 2019. Conçue comme une arche en forme de boucle par l’étoile montante de l’architecture internationale, le Danois Bjarke Ingels associé à FREAKS, la MÉCA réunira le Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA et les deux agences régionales ALCA et l’OARA en un pôle culturel dédié à la création contemporaine sous toutes ses formes.

Pour suivre l’actualité de nos chantiers et de notre arrivée à la MÉCA, retrouvez nous sur Facebook, Instagram et Twitter et inscrivez-vous à la newsletter du Frac.

 

 

 

 

Contact : publics@frac-aquitaine.net

En savoir + sur la MÉCA

SOIRÉE VIDÉO CONTEMPORAINE

Pour fêter sa création en 2018, Astre, le réseau arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine, vous invite à un cycle de projections dédié à la création vidéo contemporaine. Premier rendez-vous à La Rochelle. L’occasion pour le Frac Aquitaine, membre du réseau Astre, de proposer la vidéo de Paul Maheke « Seeking After the Fully Grown Dancer *deep within* », 2016, acquise en 2018.

 

19h – Projection des œuvres vidéo proposées par les membres de Astre
20h – Projection d’un cycle vidéo d’Adonis Flores (Cuba) et Linda Tegg (Australie), artistes en résidence au Centre Intermondes
20h15 – Échange autour d’un pot convivial